C'est par là

jeudi 22 mai 2008

Olé Olé ~ L'Espagne

Je pars seule. Mon sac à dos, mon billet de train et l'envie de tripper...Destination : le royaume des tapas, des paellas, du flamenco et des toréadors.

Je débarque à Barcelone. Immense, bruyante, magnifique! L'auberge de jeunesse est réputée pour être un lieu de rencontre, un repaire de « backpackers » venus des 4 coins du monde.

Première soirée, je me retrouve avec des Français : sympas. On trinque.

Lendemain 9h am : mon cerveau sort à peine des vapes, mais je vais marcher. Et je marche des kilomètres et des kilomètres jusqu’à rompre mes chaussures. M’accompagnent 3 Canadiens et un Portoricain. Notre petit groupe par à l’assaut de Barcelone.

La ville gigote, grouille, fourmille… Gaudi, célèbre architecte catalan, créa des immeubles, des églises, parcs et maisons qui parsèment la ville. Il avait une façon bien particulière de dessiner ses bâtiments : très coloré, organique et à mon œil : fondant! Oui, on dirait que tout coule… Quoi qu’il en soit, son œuvre donne vraiment un cachet particulier à la ville, des raisins et des escargots sur une grande cathédrale par exemple, plutôt original!

Le deuxième soir, je suis avec des Américains, Australiens, Français, Israélien et un Québécois. On trinque. Barcelona at night!!!

Lendemain 9h am : mon cerveau sort à peine des vapes, mais je vais à la plage. Je visite aussi les anciennes installations olympiques et d’autres parcs, maisons, jardins, plus de parcs, musées et encore plus d’églises…

Le troisième soir, je suis avec vraiment plein de monde et évidemment, on trinque. Je vous ai dit que les bars ne ferment pas ici?

Lendemain 9h am : j’ai mal à la tête.

Un trajet de bus interminable me conduit jusqu’à Murcia, plus au sud, où je rejoins des copains pour un festival de musique. Au programme : James, Rufus Wainwright, the Chemical Brothers et plusieurs autres…

Après deux jours de camping et de danse, je continue mon périple en direction de Granada, toujours plus au sud. Ville célèbre de l’Alhambra, ancien château musulman accroché à la falaise, Granada nous emporte dans un monde qui tient beaucoup plus de l’univers arabe, qu’espagnol. Même les millions de petits cailloux qui remplissent les rues sont placés de telle sorte qu’on croirait marcher sur d’immenses tapis marocains. Et toutes ces rues se perdent en de longs chemins pavés et en petits passages étroits. Si vous arrivez à voir la fin de ces routes zigzagantes alors se dessineront devant vous les silhouettes sublimes des sommets enneigés.

J’ai atteint LE sud à Tarifa, petite ville touristique et réputée pour la pratique du kite surfing. L’endroit est tout blanc. Et si Granada me faisait penser au Maroc, là j’ai vraiment l’impression d’y être. Par beau temps, on peu même le voir, le continent africain. Le matin, mon seul souci est de décider : « vais-je me baigner dans la mer Méditéranée ou dans l’océan Atlantique aujourd’hui? » Mais qui dit kite surfing dit « vent »… et qui dit vent à Tarifa dit « tornade meurtrière qui souffle de tous les côtés en vous introduisant du sable dans tous les orifices à découverts en vous empêchant de respirer et je parle même pas de votre brushing qui sera kaput »… J’exagère à peine. Peu importe, Tarifa est vraiment un endroit calme et sympathique et comme dit Marie : « le club Med pour pas cher »!

Péripétie espagnole

« Le détroit de Gibraltar, mais quel endroit propice à l’observation des dauphins et des baleines » me suis-je dis en achetant mon ticket pour monter à bord du bateau. Hum… J’aurais dû me méfier et me douter de quelque chose : 27 euros pour 2h30 de croisière, beaucoup trop abordable pour une ville touristique comme Tarifa. Aussitôt à bord, j’ai su… J’ai su que le voyage ne serait pas de tout repos. D’abord, il y a beaucoup de vent, donc beaucoup de vagues. De la houle comme j’en ai jamais vu! Je dois dire tout de suite que je n’ai généralement pas le mal de mer. Du moins c’est ce que je croyais… Et le bateau, qui doit dater des années 50, crache une fumée épaisse et nauséabonde : complètement insupportable! C'est pour dire, j’ai l’impression d’avoir la tête dans le vieux ski-doo bombardier jaune fluo de mon père! Bref, après 1 heure sur les eaux, je veux mourir, je ne respire pratiquement plus. Et oui, ce qui devait arriver arriva : je me vomis les trippes, le derrière en Espagne et la face dans le Maroc. La croisière à finalement durée 4h30. Je n’ai rien vu. Rien. Que l’horizon jouant au « houla houp ». Mais j’ai laissé un peu de moi-même dans le détroit de Gibraltar…

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