C'est par là

samedi 7 juillet 2007

La route de Polo a Santo Domingo

Pour sortir de Polo, je dois prendre un guagua, en fait, cest generalement une Ford Pick'up, dont la boite arriere est recouverte dune bache retenue par des madriers. Vendredi, quand je suis partie pour la capitale vers 13h45, jai eu le privilege de massoir a lavant: beaucoup plus confortable que larriere, ou ils sont 10 entasses, plus le cobrador (lui qui aide le chauffeur, pour les bagages et qui fait payer les gens ) ,qui lui se tient debout accrocher comme a un camion de pompier... AH il y a aussi un coq et des sacs de riz. Bon, comme je le disais, je suis a lavant, coincee entre le chauffeur qui sent drole et une grosse madame qui parle beaucoup. Je me contorsionne un maximum pour ne pas trop nuire et accrocher le bras de vitesse. Le conducteur utilise seulemnt la 2ieme vitesse, cest comme sil ne voulait pas "embrayer" en 3. Le moteur force dans un bruit denfer. Sur le toit il y a 3 sacs de coriandres fraiches, je peux les sentir dou je suis. Lodeur des herbes se melange a celle des pneu brules pour faire un pot pourri plutot agreable...

Tout le long du trajet denviron 1 heure et demie, le chauffeur klaxonne, arrete pour replacer les sacs qui veulent faire le reste du chemin a pied (!), parle a des amis sur le bord de la route et maccroche la cuisse... Ici garder sa voie et son côte de la route est facultatif... Plus on approche de Barahona, plus il fait chaud et plus le nombre de personne assises a larriere augmente. On sest fait arrete par un garde sur le chemin, on a eu une amende: le coq etait de trop...On arrive a Barahona, il est 15h00 et quelque chose. 70 pesos: ce qui nest pas cher payer pour laventure des plus depaysante.


Lexpress pour Santo Domingo est a 15h00 et quelque chose ca tombe bien.. on arrive a grimper avant quil ne parte. Je me retrouve assise ou la roue: je savais que ma chance du debut allait me retomber sur le nez... Jai donc les jambes pliees avec mon sac a dos sur moi. Lespress ressemble plus a un bus, genre dhybride entre un bus scolaire et un de Lorleans Express. La musique joue a fond et on tente de refroidir lair avec un semblant dair climatisee qui ne marche que lorsque nous sommes arretes. La encore cest le meme manege, on se promene de droite a gauche, on klaxonne, on tente deviter les vendeurs de biscuits ambulants. On arrete a un poste de garde ou les gars fond une semi verification du vehicule. Ils sont habilles de vetements darmee, equipes de fusils qui devaient deja etre vieux a lepoque ou Staline sucait son pouce...

Le paysage est jolie, cest sec, cactus, montagne, sable. On fait une halte a Bahia. Je vous jure quil sont plus avances que nous question de haltes routiere: restaurants de toutes sortes, musique, toilettes avec une madame qui distribue le papier a la porte...

On repart en oubliant quelqun.. ouf, il grimpe a temps, nous etions sur lautoroute..

On arrive a Santo Domingo. 6h30 et 180 pesos.

Je debarque coin 27 de Febrero et Maximo Gomez. Il fait chaud cest ecoeurant. Lintersection est achalandee, je sais pas trop ou aller. Je tente dappeller un taxi. La centrale me dit quils sont fermes. Je me trouve un taxi sur le bord de la route. Je me rend dans Gazcue, secteur ou est mon auberge. 120 pesos.

Une douche, cest tout ce que je vois. Je ferme la porte au nez de la receptionniste en disant un Gracias des plus sincere, jenleve tout et je plonge. 1 heure plus tard (jai assez economiser deau pour me le permettre) je mhabille, ca fait drole de "sarranger". Ce soir on sors avec Ivan et Annabelle. On va manger des falafels dans un petit pub et boire une couple de cerveza a la place Duarte, parc dans la Zona Coloniale, plus vieille partie de la Capitale.

Ce matin je me reveille a 6h du matin, bien droite dans mon lit. Jai entendue un poulet.

Je me recouche. 4 heures plus tard, je me releve. Jai mal a la tete.

Aujourdhui je marche, je fais ma touriste, je magasine, je mange des sushis aux bananes...

Demain, on va a la plage avec une gang damis Dominicain.

Lundi cest la greve generale dans tout le pays. Personne ne bouge et moi non plus.

Mardi matin, retour vers Barahona. Je prend l;express a 9h et quelque chose. Dans le bus la musique joue fort, on se promene de gauche a droite et...

A plus!
XXXXX

aller voir les photos sur myspace.

PS. Breaking News: jai deplume un poulet( Wow, cest defoulant) encore chaud, je lai ouvert avec un couteau de la tete aux pattes. Apres lui avoir casser les genoux, je lui est ouvert et vider lestomac, sortir les trippes, couper le foie, enlever la gorge, et arracher le bec. Je les ensuite laver, peser... jai fini par y manger une cuisse.. cest comme si on se connaissait depuis longtemps.

4 commentaires:

Anik a dit…

Je veux dépeucer ( c tu ca qu'on dit???) un poulet moi aussi!!!!!

Unknown a dit…

Wow... Ça a d'l'air tellement appétissant... Tu peux faire ça avec un chien aussi, y'en a autant que des poulets... xxx

Unknown a dit…

Je suis très fier de toi ma grande...Ne lâche pas,après tout le poulet ces bon bien appréter Bizou Maman xxxx

Anonyme a dit…

Wow Karine, je suis fière de toi!!
Et tellement heureuse de pouvoir lire tes pérépities et histoires! Ça nous permet de voyager et nous dépayser (quand on ne peut se le permettre et/ou qu'on n'a pas le courage :S comme moi...!!)
J'attend avec impatience tes nouvelles aventures!
J'pense beaucoup à toi, sois prudente!!
Gros bizou Caro